Selon les différents scénarios d'émission du GIEC (CMIP 6), la température à la surface du globe devrait augmenter de +1.4°C à +4.4°C en 2100, en fonction des trajectoires d'émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2.
Dans le cadre de l'élaboration des nouveaux scénarios (CMIP7), les scénarios les plus pessimistes ont été revus à la baisse alors que les plus optimistes ont été revus à la hausse. Il est cependant d'ores et déjà acquis que l'objectif de 1,5°C sans dépassement est désormais inatteignable.
À l'heure actuelle, selon les premiers résultats CMIP7, les politiques actuelles nous conduisent à un réchauffement de 2,9 °C à la fin du siècle. Les modèles CMIP7 étant toujours en cours de construction, le graphique ci-dessous présente les résultats CMIP6.
La température moyenne a augmenté de 2.2°C en France depuis l'ère pré-industrielle. Cela s'explique notamment par le fait que les continents se réchauffent plus vite que les océans et par la vulnérabilité du bassin méditerranéen au réchauffement climatique. Le sud (en particulier le sud-est), l'arc méditerranéen et les massifs montagneux seront particulièrement touchés.
Selon une étude scientifique parue dans la revue Earth System Dynamics en octobre 2022, dans un scénario considéré comme intermédiaire correspondant à un réchauffement global de +2.7°C à la fin du siècle, le réchauffement en France devrait atteindre près de + 4°C à cette date.
Quel que soit le scenario envisagé, le réchauffement en France sera plus important que la moyenne mondiale.

